Les Aventures extraordinaires de Saïd le Peptimiste

Editions Gallimard (Du Monde Entier), 1994, traduit de l'arabe par Jean-Patrick Guillaume (orig. Al-Waqâ'i' al-'ajîba fi-khtifâ' Sa'îd Abî Nahs al-Mutachâ'il, 1974).


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Extraits de presse

 

        
 

"Lorsque je décidai de ne plus être un imbécile, je ne dis pas au Grand Homme ce que je pensais de son appareil ultramoderne"

Cet ouvrage est un jalon décisif dans la littérature arabe en général et palestinienne en particulier. L'humour y est présent partout, à commencer par le titre, qui pastiche ceux du patrimoine littéraire arabe et crée le néologisme "peptimiste" (mutachâ'il) croisement entre le pessimiste (mutachâ'im) et l'optimiste (mutafâ'il). Plus qu'un terme, c'est véritablément un nouvel archétype de personnage que ce "peptimiste", pessimiste parce qu'il sait que la tragédie est irrémédiablement au rendez-vous, mais optimiste parce que même dans le malheur, on peut toujours se dire qu'on a échappé au pire.

Le destin de Saïd, sa collaboration avec l'Etat d'Israël, ses amours avec des palestiniennes tour à tour flamboyantes et pleines de douceur, le regard faussement naïf qu'il promène sur le monde, créent indubitablement un univers totalement nouveau dans la littérature.

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Péchés oubliés

Editions Gallimard (Du Monde Entier), 1991, traduit de l'arabe par Jean-Patrick Guillaume (orig. Akhti'a, 1985).

 

Pendant de longues heures, et sans aucune raison apparente, un gigantesque embouteillage bloque toute la ville de Haïfa. Flairant quelque manoeuvre subversive, les autorités désignent une commission d'enquête pour tirer la chose au clair : mais les méandres de I'" imagination orientale " finiront par mettre en échec la logique bureaucratique et policière des défenseurs de la " sécurité de l'État ". Mais quel rapport peut-il y avoir entre cet événement déjà à demi oublié et ce drame obscur qui, " au bon temps des Arabes où c'étaient les Anglais qui commandaient ", a secoué le quartier natal de l'auteur, au sommet du Carmel ? Une histoire sombre et cruelle, une histoire qui parle d'honneur, de jeunesse, d'amour et de mort, et dont les détails semblent à jamais engloutis par une Histoire encore plus sombre et cruelle.

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Soraya, fille de l'ogre

Editions Gallimard (Du Monde Entier), 1991, traduit de l'arabe par Jean-Patrick Guillaume (orig. Khurafiyyat Thuraya bint al-ghûl, 1991).

 

Présentation du traducteur:

"Comme toujours, chez Habibi, cela commence par la réapparition, inattendue et inexplicable, d'une adolescente aimée jadis, et sur laquelle les années ne semblent pas avoir eu de prise : Soraya, la « fille de l'ogre », l'énigmatique sauvageonne des pentes du Carmel. Comme toujours, chez Habibi, cet événement marque le retour d'un passé refoulé, et sert de prétexte à une nouvelle exploration de l'« exil intérieur » dans lequel il voit une dimension essentielle de l'expérience des Arabes d'Israël. Mais, si l'on retrouve ici tous les mythes familiers de l'auteur, ses lectures aussi étendues que diverses, ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, son incurable nostalgie et sa passion pour la pêche à la ligne, cette « féerie » marque aussi une évolution importante dans son art qui, tout en s'affranchissant de plus en plus de toute contrainte narrative, se tourne de façon plus marquée vers des thèmes personnels, délaissant la veine satirique et la critique sociale qui marquaient les Aventures extraordinaires de Sa'îd le Peptimiste et Péchés oubliés (...)"

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